| Durée | 20 minutes |
| Format | Avec un adulte · sans écran · assis à une table |
| Matériel | Les planches à découper du cahier n° 7, une paire de ciseaux à bouts ronds |
| Âge | 3 à 7 ans — la variante pour les plus grands est indiquée à la fin |
Ce qu’on veut obtenir à la fin
- Distinguer ce qui est vivant de ce qui est fabriqué, avec des critères qu’un enfant peut vérifier lui-même.
- Comprendre qu’une machine ne veut rien, ne ressent rien et ne décide rien toute seule.
- Poser un vocabulaire simple : vivant, fabriqué, machine.
Déroulé
Le tri sur la table (8 min)
Découpez ensemble les cartes du cahier : un chat, un arbre, une fourmi, un bébé, un aspirateur, un grille-pain, une voiture, un téléphone, une poupée, une peluche, un robot, une plante en pot. Posez-les en vrac. Une seule consigne : « Mets d’un côté ce qui est vivant, de l’autre ce qui est fabriqué. » Laissez l’enfant faire sans corriger. Les hésitations sont l’intérêt de l’exercice, pas un problème.
Les trois questions (7 min)
Reprenez les cartes une par une avec trois questions, toujours les mêmes : est-ce que ça mange ? est-ce que ça grandit tout seul ? est-ce que ça peut avoir mal ? Trois oui, c’est vivant. Trois non, c’est fabriqué. La poupée et la peluche vont faire discuter : c’est normal, et c’est le moment le plus utile de la séance. On peut beaucoup aimer un doudou et savoir qu’il n’est pas vivant. Les deux tiennent ensemble.
Et le robot ? (5 min)
Montrez la carte du robot en dernier. Il bouge, il parle peut-être, il répond quand on l’appelle. Reposez les trois questions. Il ne mange pas, il ne grandit pas, il ne peut pas avoir mal. Il est fabriqué. C’est la phrase à retenir de toute la séance : ce qui bouge et ce qui parle n’est pas forcément vivant.
Adapter selon l’âge
À 3 ou 4 ans, gardez six cartes seulement et une seule question : est-ce que ça mange ? À 6 ou 7 ans, ajoutez les cartes difficiles — une graine, un feu, un nuage, un ordinateur allumé — et demandez à l’enfant d’inventer sa quatrième question.
À prolonger dans la semaine
Le tri de la maison
Pendant la semaine, en cuisine ou dans la rue, prenez l’habitude de demander : vivant ou fabriqué ? Le pigeon, le feu tricolore, le sapin, la caisse automatique du supermarché. Trois secondes à chaque fois, dix fois dans la semaine : c’est ce qui ancre l’idée, pas la séance elle-même.
Le piège à éviter. Ne dites pas d’une machine qu’elle est « gentille », « fatiguée » ou qu’elle « n’a pas envie ». C’est tentant et commode, et cela installe exactement la confusion que ce parcours cherche à éviter. Préférez : « elle est en panne », « elle n’y arrive pas », « elle est éteinte ».
Ce qu’on retient
- Ce qui est vivant mange, grandit tout seul et peut avoir mal.
- Une machine est fabriquée : elle ne veut rien et ne ressent rien.
- Ce qui bouge ou ce qui parle n’est pas forcément vivant.
Pour vérifier, plus tard
- Demandez plus tard dans la semaine : est-ce que l’aspirateur est vivant ?
Non, il est fabriqué. Il ne mange pas et il ne grandit pas. Si l’enfant répond « oui parce qu’il bouge », reprenez les trois questions, sans le reprendre sur le fond. - Est-ce qu’un doudou peut être triste ?
Non, mais on a le droit de l’aimer très fort. La réponse attendue n’est pas de renoncer au doudou, c’est de savoir faire la différence entre aimer et croire.
Dernière révision : 7 septembre 2026